04 mai 2009
Quand Libération déballe....
L'article de Libération daté du 18 avril "Les agents troubles du football français" ne peut nous laisser sans réaction tant s'y mêlent, entre quelques vérités, de nombreuses erreurs témoignant d'une connaissance très parcellaire du sujet. Renaud LECADRE est pourtant un journaliste ayant l'habitude de traiter des sujets complexes de la sphère financière. S'il avait pris le temps de nous interviewer, sans doute aurait-il évité d'aussi nombreuses approximations.
En premier lieu, la loi n'interdit absolument pas actuellement à un club de payer un Agent : article L 222-10 du Code du sport : "Un agent sportif ne peut agir que pour le compte d'une des parties au même contrat, qui lui donne mandat et peut seule le rémunérer...". Mais c'est précisément cela qui pose problème car le projet de loi en cours ne veut pas clarifier la question fondamentale de savoir qui représente réellement un agent sportif. Et toute l'ambiguïté de la situation se trouve en ce point en cette dénomination, un agent sportif est-il un agent de joueur ou agent de club ??
Tant que cette question ne sera pas résolue, les conflits entre agents du joueur et agent du club continueront de plus belle et quand Libération nous fait dire "qu'il revient au joueur de payer son agent", il omet de préciser que son dernier interview nous concernant date de 18 mois... ou de consulter notre blog ou il aurait pu comprendre que ce qui nous importe c'est que l'agent du joueur soit le "teneur" du marché, la question de la rémunération devenant finalement très accessoire...
Les promoteurs de ce projet de loi se trompent quand ils assurent qu'elle pourrait empêcher les rétro-commissions. Aucune loi au monde ne peut empêcher le fraudeur de frauder.
Enfin à lire Renaud LECADRE, nous ne serions donc que "des inventions du foot-business", c'est oublier un peu vite que des agents tels que Frédéric DOBRAJE ont été à l'origine de notre profession de réels défenseurs des intérêts des joueurs. Ce n'est que dans un deuxième temps que certains sont devenus des "créatures du foot-business".
Cela étant dit, l'éditorial de Laurent JOFFRIN a le mérite de rappeler ce que les dirigeants du football disent tous les jours : ses mœurs ne sont ni pires ni meilleurs qu'ailleurs mais ils se doivent comme ailleurs de veiller à ce que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets. Et le risque est grand, comme l'a répété Philippe PIAT à maintes reprises, que ce projet de loi s'il était est adopté en l'état ne nous renvoie tous nos chères études.
17:52 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : collectif agents 2006, fff, bertrand cauly, agent sportif, agents sportifs








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