29 novembre 2008
Plainte contre Ribéry et l’OM
BRUNO HEIDERSCHEID, ancien agent luxembourgeois de Franck Ribéry, a déposé plainte "pour faux et usage de faux et escroquerie au jugement" auprès du procureur de Marseille fin octobre. Cette action judiciaire vise le meneur de jeu français du Bayern Munich, ses agents Alain Migliaccio et Jean-Pierre Bernès, Pape Diouf et Julien Fournier, dirigeants de Marseille, ainsi que le club de l’OM en tant que personne morale et l’avocat Jean-Jacques Bertrand.
Le magistrat marseillais a demandé à la brigade financière de la PH de Marseille d’ouvrir une enquête qui vient juste de débuter. Pour Bruno Heiderscheid, les preuves fournies par la partie adverse devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne en novembre 2007, celui-ci devant statuer sur la rupture du contrat le liant à Ribéry, seraient des faux. Il reprocherait aussi une collusion entre l’OM, les agents de Ribéry et Me Bertrand. Par ailleurs, une plainte devant la Fifa a été étalement déposée par Bruno Heiderscheid en 2007 contre Migliaccio et Bernès pour "débauchage de joueur et violation des règlements Fifa en matière de transfert". "Tout ceci m’est égal, répond Alain Migliaccio, l’agent de Ribéry. Nous allons déposer plainte à notre tour contre lui pour harcèlement." Egalement contactés, Jean-Jacques Bertrand anis que Pape Diouf disent n’avoir "aucun commentaire à faire".
A. H.
Le Parisien du 29 novembre 2008
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14 novembre 2008
Besson exclut les "familles"
MARDI DERNIER, Eric Besson, le secrétaire d’Etat à la Prospective et à l’Evaluation, auteur d’un rapport destiné à "accroître la compétitivité des clubs français", recevait à déjeuner le football français. Mais tout le monde n’était pas convié à table. Les présidents de club, les joueurs, ou encore les patrons des instances (Ligue, Fédération) étaient là, mais pas les entraîneurs, les arbitres, les médecins ni les administratifs. Ce qui n’a pas vraiment plu à Joël Muller, le président de l’UNECATEF, le syndicat des entraîneurs : "C’est assez désagréable, pour ne pas dire plus. Il est incompréhensible que les entraîneurs, qui sont des personnages importants dans un club, n’aient pas été invités. On doit estimer que nous ne sommes pas utiles à grand-chose. C’est lamentable." Et inquiétant pour la suite. "Si des modifications doivent être apportées au rapport Besson, la moindre des choses est que nous y soyons associés, poursuit Muller. Mais notre avis ne semble pas les intéresser."
E. M.
L’Equipe du 14 novembre 2008
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05 novembre 2008
Besson signalé hors jeu
Le rapport du secrétaire d’Etat fait réagir les acteurs du foot français. La plupart estiment qu’il tape à côté de la plaque.
LES RECOMMANDATIONS du rapport Besson pour "accroître la compétitivité des clubs français" sont rarement originales. Il est notamment question de maintenir le dispositif fiscal de droit à ‘image collectif, de souhaiter une DNCG européenne, de renforcer le statut des clubs ou encore de les aider à financer de nouveaux stades. Mais d’autres ont surpris, témoignant, au passage, d’une légère méconnaissance du fonctionnement du football professionnel.
Le secrétaire d’Etat à la Prospective et à l’Evaluation recommande, par exemple, de réduire progressivement la part des droits de télévision reversée à la Ligue 2, une idée soufflée par les "grands clubs" de l’élite. Mais cette volonté se heurte à un souci de taille : un accord régit la répartition entre les clubs jusqu’en 2012, comme le rappelle Jean-Pierre Caillot, président de Reims et représentant de la L 2 au conseil d’administration de la Ligue : "C’est aux clubs de décider, pas au ministre. Il existe un accord pour quatre ans et je n’imagine pas qu’il puisse être remis en question, même si certains n’ont pas la même vision que nous de la solidarité." Jean-Pierre Louvel, le président du Havre et de l’UCPF, le syndicat des clubs, confirme qu’une réforme est inenvisageable : "Il est hors de question de revenir là-dessus." La volonté de ramener la L 1 à dix-huit clubs en a également étonné quelque uns. "C’est un vieux serpent de mer, note Jean-Pierre Caillot. Et c’est surtout une vision plutôt décalée, car tous les grands Championnats européens fonctionnent désormais avec vingt clubs." Même avis pour Louvel : "L’Allemagne va repasser à vingt clubs, ce qui est déjà le cas de l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie… il n’y a donc pas de raison de changer."
Si la France appliquait le rapport, elle serait sanctionnée
Tout aussi polémique et peu crédible : la volonté de Besson de placer les arbitres sous le contrôle partiel de la Ligue, tout comme sa recommandation "de l’usage, dans un premier temps limité, de l’assistance vidéo". Philippe Leduc, le représentant du corps arbitral au sein du conseil d’administration de la Ligue, est très clair. "S’ils se lancent dans cette voie, on va grimper au cocotier, prévient-il. D’autant que c’est interdit par la FIFA et l’UEFA. Je suis donc très étonné de lire de telles recommandations. Si la Fédération laissait faire ça, elle s’exposerait à de sévères sanctions, car l’arbitrage ne peut être placé que sous sa tutelle. Ou Besson n’y connait rien, ou on ne lui a pas fait passer le bon message…". Il suspecte ni plus ni moins "Frédéric Thiriez (le président de la Ligue) d’avoir écrit lui-même ce rapport". Pour éteindre immédiatement l’incendie, Louvel assure d’ailleurs "qu’on ne touchera pas à l’indépendance des arbitres", avouant que Besson "est un peu hors sujet sur ce plan-là". Même le salary cap, le plafonnement de salaires, en laisse plus d’un songeur. "Cela ne pourra jamais exister, assure Philippe Piat, le coprésident de l’UNFP, le syndicat des joueurs. Ni la FIFA, ni l’UEFA, ni les clubs, ni les joueurs ne le veulent. Une telle mesure inciterait les clubs à verser des dessous de table." A l’arrivée, pour Piat, avec le rapport Besson, "il n’y a rien de nouveau sous le soleil. La plupart des choses qu’il évoque étaient déjà dans les tuyaux et les autres sont sujettes à caution".
Etienne Moatti (avec A. C.)
L'Equipe du 5 novembre 2008
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11 octobre 2008
La loi sur les Agents attendra
"Tricotée sur mesure, la proposition de loi sur les agents sportifs adoptée par le Sénat en juin dernier ne devrait pas être examinée par l’Assemblée nationale avant le début de l’année 2009.
Malgré le forcing de Bernard Laporte et François Rochebloine, président de l’Amicale parlementaire du football, auprès du secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, la proposition n’est pas prioritaire dans l’agenda parlementaire.
Elle entérinerait le principe selon lequel l’agent doit être payé par le club et non par le joueur. Cette disposition a été dénoncée par Henri Nayrou (PS), pour qui cela reviendrait à avaliser une pratique aujourd’hui courante mais illégale.
En fait, la proposition ne ferait pas non plus l’unanimité parmi les députés UMP… En 2007, une mission parlementaire sous présidence UMP s’était d’ailleurs opposée au principe."
Equipe Magazine du 11 octobre 2008
Voir notre article "Historique" du 1er octobre dernier… Nous n’allons pas nous plaindre de ce report qui nous donne une nouvelle opportunité d’apporter à ce texte, les modifications que nous souhaitons.
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